Serge Poliakoff 1900 - 1969
Un des peintres les plus représentatifs et les plus stables de cette génération d’après guerre qui a donné à Paris son école abstraite. Un des plus personnels aussi dans sa conception non figurative du tableau qui offre au problème abstrait de nouvelles orientations. Une des particularités de la peinture de Poliakoff, et non des moindres, réside dans l’absence d’une réelle évolution, tout en se renouvelant sans cesse. Ses toiles entretiennent un dialogue et forment une continuité formelle et expressive, musicale serait-on tenté d’ajouter. Car si sa peinture est celle du silence, c’est avant tout selon l’expression du peintre un «poème plastique» aux subtiles vibrations. Démentant un empirisme qui n’est qu’apparent, sa toile présente un agencement de formes s’imbriquant avec une telle rigueur, qu’aucune d’entre elles ne pourrait se détacher de l’ensemble, et si cela se produisait elle ne pourrait être remplacée par une autre et retrouverait naturellement sa place. Aussi éloignées de la moindre allusion figurative, comme de thèmes géométriques et encore moins d’une quelconque interprétation symbolique, ses compositions n’ont ni profondeur ni perspective, parce qu’elles engendrent leur propre espace qui, comme Poliakoff aimait à le répéter «fait la forme». Dans une tentative pour définir sa peinture il a déclaré: «Ce qui m’intéresse dans la peinture c’est sa pureté.»
Avant-dernier d’une famille de quatorze enfants, son père achète pour l’armée du tsar des chevaux dont il gardera la passion au point qu’il possédera à la fin de sa vie une écurie de chevaux de course. A treize ans la Révolution lui fait quitter la Russie. Il décide d’accompagner sa tante Nastia, cantatrice de renommée internationale, interprète du folklore tzigane et du répertoire de la « Sainte Russie ». Exceptionnellement doué pour la musique, il l’accompagne à la guitare et joue en solo dans son orchestre de balalaïkas. La troupe se produit à Constantinople, Sofia, Belgrade, Berlin, Cologne, Düsseldorf avant de débarquer à Paris en avril 1923. Le jeune homme est ébloui, et refuse de poursuivre outre-Atlantique la tournée. Il restera dans la capitale. Jusqu’en 1951, pendant vingt-huit ans, Poliakoff vivra presque uniquement grâce à sa guitare: jouant dans les cabarets tels le «Shéhérazade» ou le «Casanova», rentrant se coucher à cinq heures du matin, dormant jusqu’à midi, où, stimulé par quelques verres de vodka, il peint jusqu’à la nuit. En 1929 il travaille régulièrement à la Grande Chaumière. 1931 il expose pour la première fois en groupe à la galerie Drouant, et les journaux de l’émigration russe de Paris s’en font les porte-parole. Il ne reste pratiquement rien de cette période. 1933 il suit les cours de l’Académie Frochot à Montmartre où ses professeurs se nomment Friesz, Cosson et Yvan Cerf. Pendant dix ans il peindra des nus à la Vélasquez. Le soir il double à la guitare Elvire Popesco qui joue «Tovaritch» au Théâtre de Paris. Peu avant son départ pour l’Angleterre il s’enthousiasme pour les Primitifs italiens qu’il découvre à l’exposition du Petit-Palais à Paris.
A Londres en 1935 il suit pendant deux ans les cours à la Slade School of Art. Au British Museum il se passionne pour les sarcophages égyptiens et les enluminures du Musée de South Kensington. Comme guitariste il tourne plusieurs films. Epouse Marcelle Perreur-Lloyd. De retour à Paris, en 1937, il fait la connaissance de son compatriote Kandinsky installé à Paris après la fermeture du Bauhaus. L’année suivante il expose à la galerie «Le Niveau» sa première toile abstraite qui fait dire à son célèbre aîné «pour l’avenir, je mise sur Poliakoff». Première exposition personnelle galerie Zak. 1938 à la suite de sa rencontre avec Sonia et Robert Delaunay, il se rend chez eux un jour par semaine. Delaunay lui explique ses théories sur le contraste simultané. A la même époque il connaît Otto Freundlich qui l’impressionne. Si ses devanciers accélèrent son passage du figuratif à l’abstrait, sa peinture n’en subira aucune influence. Il reçoit le prix Mitty Goldin directeur du théâtre ABC qui récompense annuellement un débutant. L’œuvre très schématisée plaît à Despiau, Van Dongen et Gromaire qui font partie du jury. 1939 il expose au Salon des Indépendants où il figurera jusqu’en 1946.
En 1945 a lieu sa première exposition de tableaux abstraits galerie L’Esquisse. Dans sa préface François Chatelet écrit: «Pour Serge Poliakoff, l’abstraction n’est pas sécheresse; la pâte dont il pétrit ses toiles n’est jamais à son gré assez riche pour sa propre richesse.» Il envoie une toile au Salon des Réalités Nouvelles remarquée par le critique Guy Dornand. Dès 1946 Poliakoff rejoint l’avant-garde de la peinture abstraite. Il figure à deux reprises, à la demande de Domela, aux expositions organisées au Centre de Recherches rue Cujas: la première sert d’illustration à la conférence d’Herbin sur «L’évolution de la peinture» et se retrouve aux côtés de Marie Raymond et d’Engel-Pak: la seconde, consacrée a des gouaches, dessins et aquarelles, se rapporte à une conférence de Wilheim Uhde sur «La métaphysique grecque et la physique moderne comme fondement dans l’humanisme nouveau» et regroupe Kandinsky, Herbin, Domela, Dewasne, Deyrolle, Hartung, Marie Raymond, Schneider. Enfin une exposition est l’occasion d’un recueil de lithographies «D’un art abstrait» (Ed. Opéra) préfacé par Charles Estienne, où figurent Del Marle, Dewasne, Deyrolle, Domela, Engel Pak, Fleischmann, Hartung, Miesztrik de Monda, Poliakoff, Schneider, Warb, Marie Raymond. Au Salon des Surindépendants, son envoi retient Charles Estienne qui écrit dans «Combat»: «Saluons la réussite de Poliakoff; il fait des toiles aussi agréablement bariolées qu’un tapis de Boukhara ou de Samarcande.» Poliakoff, craignant de tomber dans une peinture décorative, rejette les couleurs vives de sa palette qui s’assombrit. Sans doute y voit-il l’influence exercée par ses dessins de tissus qu’il exécute pour vivre et qui connaissent un vif succès. Aussi met-il fin à son activité. Il continuera à jouer de la guitare la nuit.
1947 il rallie la galerie Denise René et expose en mai aux côtés de Duthoo, Poujet, M. Raymond et Reth. Poliakoff reçoit le Prix Kandinsky décerné pour la seconde fois. 1948 toujours chez Denise René participe à des groupes: en janvier «Sculptures et peintures contemporaines» présentées par Charles Estienne et Léon Degand qui parlent de «Peinture ancienne et peinture moderne»; en avril «Duthoo, Poliakoff, Jacobsen»; à l’automne «Tendances de l’art abstrait» par Charles Estienne. La galerie organise sa première exposition à l’étranger, galerie Tokantene à Copenhague que dirige le petit-fils de Gauguin. Préface de Reidar Revold. Expose également galerie Haaken, Oslo.
Le Musée de Grenoble lui achète un tableau, le premier à entrer dans les collections nationales. Nouvelles expositions collectives chez Denise René. En 1949 «Quelques aspects de la peinture présente», 1950 «Quelques aspects de l’art d’aujourd’hui», «Espaces nouveaux» et à la fin de l’année la présentation des lauréats du Prix Kandinsky depuis sa fondation en 1946: Dewasne et Deyrolle, Poliakoff, Max Bill, Marie Raymond et Chapoval, et en 1950 Mortensen. Toujours galerie Denise René exposition de peintures en 1950 et à la galerie de Beaune, gouaches. 1951 Exposition d’œuvres récentes à la galerie Dina Vierny accompagnée d’une préface de Ch. Estienne qui écrit: «Une peinture dont la force et l’originalité sont d’unir le modernisme le plus aigu à la qualité, à la saveur picturale les plus évidentes et les plus généreuses… comment ne pas réagir d’emblée… à ce besoin inné à cet instinct presque infaillible de la couleur et en même temps à ce sens mystérieux de la vie de tous… Abstrait, Poliakoff l’est totalement: mais il ne se contente pas, non plus, d’être non figuratif: il nous propose des formes, mais de véritables formes… qui nous troublent et nous émeuvent comme seuls peuvent le faire tous les signes qui font allusion à ce profond monde poétique enseveli en nous, tel une seconde nature.» Il participe au groupe de la galerie Denise René «Klar Form, 20 artistes de l’Ecole de Paris», qui circule ensuite dans les pays Scandinaves et en Belgique.
1952 il se consacre entièrement à la peinture grâce à un contrat avec la galerie Bing, et son œuvre compte déjà de fidèles collectionneurs. Alors qu’il expose à l’étranger galerie Ex-Libris Bruxelles, Circle & Square Galleries à New York que dirige Jean Larcade (c’est sa première exposition particulière aux U.S.A.) et au Kunsthaus Zurich, il participe aux manifestations, aujourd’hui historiques, de la peinture d’avant-garde organisées par Charles Estienne: en février galerie de Babylone «La Nouvelle Ecole de Paris»; «Rose de l’insulte» galerie La Hune, et Premier Salon d’Octobre, salle André Baugé. Il sera également invité au second en 1953. Il passe l’été à Gordes chez son ami Ch. Estienne et peint une fresque dans sa maison. Lors de l’exposition «L’Art du XXe siècle» accueillie par le Musée d’Art moderne de Paris, il peut voir les deux tableaux de Malevitch conservés au Museum of Modem Art de New York, dont Carré blanc sur fond blanc. C’est un choc qui confirme ses certitudes: «Il m’a démontré une fois de plus le rôle capital de la vibration de la matière. Même s’il n’y a pas de couleur, un tableau où la matière vibre reste vivant.» En 1959 lors de l’importante exposition Malevitch à la Kunsthalle de Berne, Poliakoff sera très impressionné.
C’est en 1953 avec sa première grande exposition (45 peintures, 5 gouaches) qui a lieu à Liège à l’A.P.I.A.W., puis au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et au Musée de Verviers, que Poliakoff se révèle au grand public, préface de Robert Vrinat. Exposition galerie Evrard Lille. A partir de 1954 ses expositions se multiplient. A Paris: galerie Bing en 1954, à cette occasion R. Van Gindertaël écrit: «De deux lois: harmonie architecturale et rythme sensible, Poliakoff attend que son travail soit logique et discipliné sous un aspect spontané et libre…» et rappelle la définition de l’artiste: «L’art abstrait vient davantage de l’intérieur et va plus à l’intérieur» (in «Cahiers d’Art» 1954 tome II); puis en 1956 où parlant de sa peinture Julien Alvard emploie le terme d’ « art «lithique» sans âge… d’où ce caractère souvent archéologique» (in «XXe Siècle» juin 1956). 1957 galerie Creuzevault (peintures) préface de Jacques Lassaigne ainsi que pour l’exposition de gouaches présentée galerie Berggruen. Le critique remarque: «Poliakoff a le goût des matières superbes qu’il pose par couches successives s’enrichissant l’une l’autre; il semble qu’il accorde une importance de plus en plus grande à la touche qu’il pose en éventail autour d’un centre…» 1959 galerie Berggruen et galerie Knoedler, préfaces de Christian Zervos, galerie Cahiers d’Art, dont les éditions publient une monographie de Dora Vallier où on lit notamment: «Fixer l’espace pictural rien qu’à la surface de cette superficie qu’est une toile, dans l’immobile parcours d’une couleur à elle-même. Moduler.» La même année Franz Meyer fait paraître un article «La technique de Poliakoff» dans la revue «XXe Siècle» (mai-juin 1959).
Lorsque Poliakoff entreprend une toile, il dessine directement un réseau de lignes qui correspond selon lui «à son propre nombre d’or». Puis il cherche les valeurs, ce qui l’entraîne parfois à modifier la composition initiale. Il peint par couches (3 ou 4) qui se superposent. Les couleurs qu’il mélange sur une plaque de verre, il les fabrique avec des poudres anglaises dont le dosage est resté son secret. Le confort l’indiffère. Après l’étroit logement qui lui servait d’atelier rue du Vieux-Colombier, et où il vivait avec sa femme et ses fils, il travaillera dans une pièce-atelier minuscule rue Bonaparte. Poliakoff a confié à Julien Alvard pour son album «Témoignages pour l’Art abstrait» (avec Gindertaël, 1952 Ed. Art d’aujourd’hui) ses réflexions sur le parti qu’il avait adopté. Nouvelles expositions parisiennes en 1963 galerie Le Divan. 1964 galerie de France préface de Jean Cassou et en 1965 galeries Dina Vierny et La Hune.
A l’étranger il expose en 1954 galeries Martinet Amsterdam et Der Spiegel Cologne. 1955 Knoedler Galleries New York préface de Christian Zervos, galerie Dupont Lille (à cette occasion conférence de Jean-Paul Aron). 1957 galerie del Naviglio Milan, préface de Gualtieri di San Lazzaro; Moderne Galerie Otto Stangl Munich, préface de Franz Meyer. 1958 Kunsthalle Bâle, préface de F. Meyer; Kunstverein Hambourg, préfaces Alfred Hentzen et Albert Schulze Vellinghausen; Hanover Gallery Londres, préface John Russel; Galleria d’Arte Selecta Rome, préface Gualtieri di San Lazzaro ainsi que pour l’exposition Galleria del Naviglio Milan; Galleria del Cavallino Venise; Statens Museum for Kunst Copenhague, préfaces Jorn Rubow et Erik Andreasen; Kunsthalle Düsseldorf, préface Ewald Rathke. La même année Jean Grenier publie une étude dans la revue «L’Œil» (n° 39 mars). 1959 «Loan Exhibition of Paintings by Serge Poliakoff» The Phillips Collection Washington D.C. 1960 Kunsthalle Berne, préface Franz Meyer; Galerie Marya Copenhague; Svenska-Franska Konstgalleriet Stockholm, ainsi qu’en 1962. 1962 galerie Im Erker Saint-Gall préfaces Will Grohmann et Dora Vallier; galerie Haaken Oslo; galerie Bonnier Lausanne.
1963 galerie Cavalero Cannes. Cette année ont lieu les premières rétrospectives: Kestner Gesellschaft Hanovre, préface Wieland Schmied; Whitechapel Art Gallery Londres, préface John Russel; Kunsthalle Brême; Museum am Ostwall Dortmund; Overbeck Gesellschaft Lübeck. En 1964 au Haus der Städtischen-Kunstsammlungen Bonn; Württenbergischer Kunstverein Stuttgart, préface Wieland Schmied; Städtisches Museum Trêves, et exposition galerie der Spiegel Cologne, préface Albert Schulze-Vellinghausen; galerie Scott-Fauré La Jolla Californie, préface Scott Youmans; Lefebre Gallery New York, préface Franz Meyer. 1965 galerie Flaviana Locarno, préfaces Jean Cassou et Hanns Theodor Flemming; galerie Raber Lucerne, préface H.T. Flemming; galerie Im Erker Saint-Gall, préfaces H.T. Flemming et Ottomar Domnick. Nombreuses expositions tant en France qu’à l’étranger jusqu’à aujourd’hui. Liste complète dans le catalogue galerie Melki 1991.
Parallèlement Poliakoff prend part à des expositions de groupe et aux grandes expositions internationales: avec la galerie Denise René en 1953, 1954 «Tendances actuelles de l’Ecole de Paris» à la Kunsthalle de Berne, à l’Ecole des Beaux-Arts de Sarrebruck avec Bloc, Deyrolle, Istrati, Leppien, Mortensen et Kandinsky, à l’A.P.I.A.W. de Liège avec Bloc, Dewasne, Deyrolle, Herbin, Mortensen et Vasarely; 1955 au Musée d’Art moderne de Rio de Janeiro. 1955 « Eloge du petit format » par Michel Ragon, galerie La Roue Paris, ainsi qu’en 1956; «Trente peintres de la Nouvelle Ecole de Paris» galerie Craven Paris. 1956 « L’aventure de l’Art abstrait » par Michel Ragon galerie Arnaud Paris. Poliakoff figure avec Atlan et Soulages, Schneider et d’autres dans «Trompe-l’œil» le premier roman de Michel Ragon dont l’action se passe chez les peintres abstraits qui interviennent sous leurs noms.
1957 «50 années de peinture abstraite» galerie Creuze-Balzac Paris à l’occasion de la parution du Dictionnaire de Peinture abstraite de Michel Seuphor chez Hazan; «Expression et non-figuration» par Michel Ragon galerie Le Gendre Paris.
Participe au Salon de Mai en 1946, 1950. Invité à la Documenta II 1959 et III 1963 de Kassel; à «l’Ecole de Paris» galerie Charpentier de 1954 à 1958. «Exhibition of Contemporary Painting» Carnegie Institute Pittsburgh. «50 ans d’Art moderne» Bruxelles. Naturalisé français en 1962 il prend part à la Biennale de Venise où une salle lui est consacrée: véritable anthologie de son œuvre couvrant 20 années. 1965 Prix International de la Biennale de Tokyo. 1966 Grand Prix de la Biennale de Menton. La même année importante Rétrospective au Kunstmuseum de Saint-Gall (Catalogue, préface de Franz Meyer) et en 1968 Rétrospective Maison de la Culture de Caen (Conférence de Dora Vallier).
En 1958 il réalise un décor pour le ballet «Contrepoint» de Marius Constant, chorégraphie Roland Petit. En 1959 deux de ses toiles sont projetées pour servir de décor au spectacle Jean Tardieu-Jacques Poliéri au Théâtre de l’Alliance Française à Paris.
A pratiqué la lithographie.
1970 Poliakoff. Musée National d’Art moderne Paris. Catalogue Dora Vallier et Jean Leymarie.
1975 Rétrospective de l’œuvre graphique. Kasseler Kunstverein Kassel.
1987 Rétrospective. Fondation Pierre Gianadda Martigny. Catalogue Dora Vallier et Marie-Victoire Poliakoff.
1991 Rétrospective. Galerie Melki Paris. Catalogue Dora Vallier. Biographie. Bibliographie.
De nombreux musées conservent son œuvre parmi lesquels : Paris Musée National d’Art moderne – Clermont-Ferrand – Colmar – Lille – Nantes – Paris – Toulouse – Amsterdam – Bâle – Berlin – Bonn – Bruxelles – Buenos Aires – Chicago – Copenhague – Essen – Genève – Hambourg – Helsinki – Liège – Munich – New York – Oslo – Rio de Janeiro – Sao Paulo – Tel-Aviv – Tokyo.
- Michel Ragon: Poliakoff. Le Musée de Poche Ed. G. Fall 1956.
- Jean Cassou: Serge Poliakoff. Bodensee-Verlag, Amriswil 1963.
- Alexis Poliakoff: Serge Poliakoff, les estampes. Ed. Arts et Métiers graphiques Paris 1974.
- Giuseppe Marchiori: Serge Poliakoff. Ed. Les Presses de la Connaissance Paris 1976.
- Gérard Durozoi: Poliakoff. L’Autre Musée, Ed. La Différence 1984.
- Françoise Brütsc : Serge Poliakoff, œuvres 1923-1969. Ed. Ides et Calendes Neuchâtel 1993.
- A paraître par Alexis Poliakoff, le catalogue raisonné des peintures. Ed. Melki Paris.
éditions Ides et Calendes, avec l’aimable autorisation de Lydia Harambourg
www.idesetcalendes.com


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